C'est en 1989, au moment de son arrivée dans la cité phocéenne, Marseille, comme seul bagages les nombreux textes qu'il a écrit, que l'idée de devenir un chanteur de raï reconnu a germée en lui, chantant de bar en bar, il s'est rapidement fait remarquer par la communauté algérienne qui en a fait une référence du genre, émue par son répertoire humaniste. « Marseille a été un tournant dans ma carrière. Elle a fait de moi ce que je suis. C'est devenu ma ville. Au début, ça n'a pas été évident. Je travaillais dans un petit bar, sans papiers. J'avais peur que la police débarque et m'expulse... » déclara t'il dans un interview donné à l'Humanité.
En 1997 il a sorti sont première album "Babor Li Jebni" (Maudit soit le bateau qui m'a amené) avec l'aide d'un petit producteur, Editions Ouissem, dirigées par un Syrien, un vrais succès en Algérie, avec ses mots reflétant un vécu personnel et le quotidien infernal des autres sur fond d'exil et de solitude, il a su toucher un large public, et la chanson référence reste inévitablement Ghorba ou L'hem.
Depuis Cheb Bilal est une référence du raï moderne , car on sent une nouvelle force dans sa musique, un nouveau souffle. Commencez une simple musique à la derbouka et au violon, ajoutez-y une contrebasse et le feu d'une guitare gitan



